La société d’audit et de conseil Deloitte publie la deuxième édition de son étude mondiale Global Powers of Luxury Goods. Ce rapport établit un classement des acteurs du luxe en fonction de leur chiffre d’affaire sur l’exercice fiscal 2013 et souligne les enjeux à venir pour cette industrie.

top-luxe
S’adapter aux nouveaux usages et sublimer l’expérience client

« Plusieurs aspects clés du secteur du luxe vont évoluer dans les prochaines années. Les touristes à fort pouvoir d’achat vont modifier la notion de frontières nationales ; les consommateurs de la génération Y représenteront un pourcentage significatif du volume des ventes dans le luxe ; et la concurrence sera énormément et plus rapidement influencée par les nouvelles technologies. » estime Bénédicte Sabadie, associée responsable du secteur luxe chez Deloitte.

Les marques de luxe mondiales doivent surmonter des défis importants afin de susciter au maximum l’engagement de consommateurs de plus en plus à la pointe en matière digitale :

Tirer parti de la technologie pour dégager des avantages concurrentiels

Malgré la crainte légitime de voir se diluer l’exclusivité d’une marque dans un monde en ligne accessible à tous, les acteurs du luxe doivent être à la pointe en matière de technologie pour affiner leurs produits, mais sans nuire à leur offre et à leur cœur d’expertise. Par exemple, la technologie peut se mettre au service du point de vente. Prada a ainsi équipé une de ses boutiques à New York avec des cabines d’essayage dotées de miroirs intelligents; les visiteurs de la boutique Thomas Pink de l’aéroport londonien Heathrow peuvent designer leurs propres chemises sur de grandes tablettes.

Susciter l’engagement du consommateur de la génération Y

58% des membres de la génération Y se rendent sur Internet pour chercher des informations sur les articles de luxe et 31% utilisent les médias sociaux afin de se renseigner sur des promotions alors que ce chiffre n’est que de 10% chez les consommateurs plus âgés*. Afin de cibler efficacement les membres de la génération Y, les marques de luxe doivent donc essayer de comprendre et de décrypter leurs habitudes d’achat.

La demande de produits de luxe en pleine transformation

Les canaux sur lesquels les consommateurs achètent des articles de luxe sont en constante évolution, ce qui oblige les entreprises à comprendre leurs attentes changeantes et leurs nouveaux comportements d’achats. Ainsi, chez les consommateurs européens disposant de revenus élevés, les canaux traditionnels de marketing tels que les magazines et les boutiques restent essentiels pour se renseigner sur les nouvelles marques de luxe. Ils sont 45% à indiquer utiliser Internet pour collecter des informations*.

« Dans l’ensemble, le climat économique pour les entreprises du luxe est positif, même si quelques zones d’ombre persistent, la croissance économique dans les BRIC, à l’exception de l’Inde, ayant été bloquée ou ralentie. Parmi les futurs risques qui pourraient impacter le secteur du luxe : une hausse des prix de l’énergie, la volatilité du marché des devises et de potentiels conflits géopolitiques. Cependant, dans l’ensemble, les grands acteurs du luxe devraient bénéficier de la sortie de crise progressive de l’économie mondiale, après plusieurs années de croissance ralentie » conclut Stéphane Rimbeuf, Associé responsable Consumer Business chez Deloitte France.

Les principaux points à retenir de cette étude :

  • bonne résistance du secteur du luxe mondial avec une croissance des ventes de 8,2% en 2013,
  • le chiffre d’affaires réalisé par les Champions du Top 100 s’élève à 214,2 milliards de dollars,
  • le CA moyen des acteurs du Top 100 s’élève à 2,1 milliards de dollars,
  • 3 des 10 plus grands groupes mondiaux de luxe sont français: LVMH, Kering et L’Oréal Luxeavec un taux de 33,4%, les entreprises du luxe de Chine/Hong Kong ont connu la plus forte croissance en 2013,
  • LVMH occupe la première place mondiale avec 21,7 milliards de dollars de CA,
  • les entreprises de luxe de Chine/ Hong Kong ont connu la plus forte croissance de leurs ventes en 2013 (33,4%).

Retrouvez l’intégralité de cette étude ici